Interview pour Les Rencontres Féeriques avec Valérie Motté

By floriane | Comments: 0 | 22 octobre 2019

Les « Rencontres féeriques » de cette semaine sont consacrées au dialogue avec le monde invisible. Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une personnalité qui vous présentera son ouvrage. Je n’ai rencontré aucune de ces femmes mais nous avons échangé par mail.

 

Floriane, pouvez-vous nous présenter votre livre?
« Discuter (enfin tranquillement) avec les défunts » raconte mes expériences avec l’au-delà et mon parcours de vie, d’abord d’enfant, d’adolescente et de femme. J’ai souhaité écrire un livre accessible et qui démystifie le rapport à la mort même si ce sujet reste encore effrayant pour certains voire triste. Nous avons tous à un moment donné de notre existence vécu un événement étrange, et dû faire face à certaines apparitions, cauchemars, rêves éveillés en contact – même sans le vouloir – avec nos défunts ou entité (bonne et mauvaise). Dans mon livre vous allez pouvoir suivre ma vie qui ne fut pas vraiment calme en rapport avec ma médiumnité. Je me confie sur messieurs, mes rires, mes joies et mes peines, sur mon rapport à la mort, sur mon rapport à la vie à travers la mort de mes proches. Ce n’est pas qu’un manuel pratique, je donne des conseils à chaque fin de chapitre pour les personnes qui souhaitent communiquer simplement avec leur défunt en donnant des petites astuces comme leur écrire une lettre, leur parler sans passer soi-même pour un(e) folle/fou mais c’est plus que ça, je me mets à nu sur toutes les choses que j’ai pu vivre et ressentir, prenez-le comme un journal intime dans lequel je vous partage une partie de moi (sourire).

 

Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours?
Je suis une jeune femme de trente quatre ans, née dans la banlieue parisienne. Lorsque j’étais petite, je percevais déjà les défunts, je les matérialisais en leur donnant les noms de Fantôme ou de Monstre, c’est assez commun pour une enfant de voir des monstres, comme si cela faisait partie de notre culture.
Puis j’ai commencé à grandir, et je me retrouve à dix ans avec une sorte de mal de vivre, je ne trouvais pas ma place dans ce monde qui pour moi n’était pas le mien conciliant les jeux de petites filles et les terreurs de la nuit. J’ai dû apprendre à vivre une double vie, la vie normale avec ma famille, l’école (où je m’ennuyais terriblement) et ma vie nocturne rythmée par la peur, l’épouvante, l’incompréhension, l’adrénaline et la curiosité. Je me suis lancée dans le spiritisme, c’était logique et normal pour moi, j’agrémentais mes journées avec la communication de l’au-delà, à cet âge-là je ne me rendais pas compte que je mettais clairement les pieds dans la construction et la formation de mon futur. J’en ai fait longtemps, c’était mon exutoire même si jamais je souhaite revivre cette période, je ne regrette rien. J’ai beaucoup appris avec les défunts, ceux qui étaient méchants, ceux de ma famille, les signes qu’ils m’envoyaient etc.

Arrivée à quatorze ans, tout s’est déverrouillé, comme si je m’autorisais à me sentir différente et à l’être. N’arrivant plus trop à gérer ma double vie, c’est à cet âge-là que j’ai commencé les fugues, j’avais besoin de me sentir libre, comme je l’explique dans mon livre j’ai eu une vie de famille formidable, mais ce déséquilibre entre le jour et la nuit créait en moi une sorte de vide, et je le comblais en partant la nuit à la recherche de vie mais surtout de bruit. J’ai ensuite grandi et je me suis assumée en tant que jeune fille, je dormais de moins en moins car les nuits étaient chargées. J’ai travaillé dans plusieurs domaines, tous insipides et sans saveur car ce n’était pas ma destinée. J’allais à contre courant de ma vie pour donner un sens social (sourire). Je travaillais la nuit, ce qui me permettait de ne plus être en contact avec les morts. Mais un jour j’en ai eu assez de me renier, et j’ai continué là où je me suis arrêtée dans la communication avec les défunts et j’en ai fait mon métier. Leur parler et délivrer les messages qu’ils ont à transmettre est pour moi la plus belle chose que je peux donner et vivre ici, entre la joie d’une consultante lors d’une séance de contact défunt et l’espoir qu’ils nous envoient, c’est un joli cadeau, une jolie charge que l’univers m’a offerts. Je ne parle pas de don mais bien de charge, positive et négative.

 

Que représente pour vous la mort ? La vie après la vie ?
La mort est une vie après notre vie. Nous construisons durant notre existence terrestre notre retraite dans le monde astral. La mort est la suite de ce que nous avons accompli sur terre, c’est aussi le moment, l’endroit où nous nous retrouvons avec nos proches disparus.

 

À quel moment avez-vous commencé à communiquer avec les défunts ?
Très jeune, ils représentaient ma famille, mes messagers. Je n’arriverai pas à vous dire l’âge exact car j’ai l’impression que je communique avec eux depuis ma naissance. C’était vital. Pour certains enfants le plus important est de s’amuser, de jouer, pour moi c’était le contact avec l’au-delà.
J’ai commencé par le spiritisme ensuite par l’écriture automatique puis par le contact défunt. À ce jour, je communique par écriture et contact défunt.

 

Comment les percevez-vous ? Vous les voyez ? Les entendez ? Les ressentez ?
Lorsque vous vous souvenez d’un passage dans un film, l’image dans votre esprit n’est pas nette et un peu floue, je les perçois de cette façon comme un souvenir. Je les ressens par des frissons, par du froid, par de la chaleur, par une puissante énergie qui envahie mon plexus solaire et parfois je les sens clairement : imaginez un nuage chaud et compact qui se pose sur vous, ou que vous touchez, il y a cette sensation très flagrante de matière, ce qui est ironique compte-tenu de leur état. Je les entends aussi très distinctement, ce n’est pas un timbre de voix que je perçois, mais une tonalité basse, moyenne ou aiguë avec leurs émotions dedans, s’ils sont bien je vais les entendre avec une voix réconfortante et une sensation bienveillante par exemple.

 

Quel message souhaiteriez-vous transmettre à vos lecteurs ?
J’aimerais leur dire que leurs défunts ne sont pas totalement partis. Ils ne sont plus dans notre monde terrestre mais ils veillent sur eux (pour certains). Si la communication défunt est possible alors je leur souhaite de tout coeur un jour de faire appel à des gens comme moi, ou d’autres afin de leur permettre le temps d’un moment de communiquer avec eux, pour leur transmettre un message ou pour en recevoir un. La mort n’est pas la fin, elle est la continuité de notre vie.

 

Et pour conclure, si vous aviez une baguette magique, à quoi vous servirait-elle?
Ahhh, si j’avais une baguette magique je mettrais en place un contrat avec l’univers, le tout puissant, pour qu’un jour dans l’année on se retrouve avec nos défunts le temps d’une journée complète à savourer ce moment ensemble. Et en plus j’enlèverais à tout le monde la douleur que la perte d’un être proche nous fait vivre (sourire).

 

http://valeriemotte.com/rencontre-monde-invisible-floriane-arzouni-1-5/

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